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00 Illustration principale Spider-Man

Spider-Man / Sam Raimi

par 6 mai 2015
Sam RAIMI

Sam RAIMI

Pour contrer son éternel concurrent DC Comics qui dans les années 90 a connu le succès grâce aux films Batman, Marvel a riposté à la fin des années 90 et au début des années 2000 en adaptant à son tour plusieurs comics-book au cinéma : Blade, X-Men et Spider-Man. Chacun de ces films a rencontré le succès et permis de construire une trilogie. Nous allons ici nous concentrer sur le film qui bénéficia du plus gros budget parmi les trois, celui qui amorça avec les X-Men de Bryan Singer l’ère des super-héros au cinéma : Spider-Man de Sam Raimi.

 

 

affiches spiderman
Histoire

Peter Parker est un étudiant qui a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. C’est un très bon élève, passionné par les sciences et ami d’Harry Osborn, fils du riche industriel Norman Osborn. Tous les deux sont épris de la même fille, la belle Mary-Jane Watson, qui est la voisine de Peter depuis son enfance. Le jour d’une visite au musée avec sa classe, Peter se fait mordre par une araignée génétiquement modifiée. Cette dernière va modifier l’ADN de Peter, lui conférant des superpouvoirs que sont une grande agilité, une force surhumaine, un sixième sens pour détecter le danger et la capacité de tisser des toiles d’araignée super-résistantes. Le même jour, Norman Osborn apprend que ses recherches sont sur le point d’être annulées, faute de résultats concluants. Zappant toute prudence, Norman décide de passer directement aux tests humains et s’injecte lui-même le stimulant sur lequel il travaillait. L’expérience tourne mal et Norman en ressort plus fort, mais aussi beaucoup plus agressif et avec une nouvelle personnalité démente. Peter Parker voit en ses superpouvoirs le moyen de se faire de l’argent facilement. Il se confectionne un costume et prend l’identité de Spider-Man pour participer à un match de catch duquel il sort vainqueur, mais l’organisateur refuse de lui donner l’intégralité de la prime. Juste après, ce dernier se fait braquer, mais Peter n’intervient pas, en signe de représailles. Sur le chemin du retour, il retrouve son oncle mourant après s’être fait tirer dessus. Peter poursuit le fugitif qui n’est autre que le braqueur qu’il avait laissé filer et le tue accidentellement. Regrettant son geste, Peter décide désormais d’utiliser sa nouvelle identité pour faire le bien. Dans le même temps, Norman est devenu le Bouffon Vert après avoir volé un planeur et un exosquelette. Il les utilise pour se venger de ses patrons, qui l’ont renvoyé de sa société, lors d’une fête dans New York, mais Spider-Man intervient et le repousse. Le Bouffon Vert promet de se venger et un jour de repas en famille, il comprend que Spider-Man n’est autre que le meilleur ami de son fils. Sachant cela, le Bouffon tend alors un piège à Peter : soit il sauve un télésiège rempli d’enfants, soit il sauve sa bien-aimée Mary-Jane, avec laquelle il s’était beaucoup rapproché. Heureusement, Spider-Man parvient à sauver tout le monde et affronte le Bouffon dans un duel final où il découvre que ce dernier est en fait Norman Osborn. Le combat se finit par la mort involontaire du Bouffon. Spider-Man ramène son corps chez lui et est surpris par Harry qui promet alors de se venger. À l’enterrement de Norman, Mary-Jane déclare sa flamme à Peter qui la repousse pour pouvoir assumer ses nouvelles responsabilités.

Lecture

Ce film Spider-Man rencontra un grand succès, autant critique que public, et donna naissance à une trilogie, les deux films suivants étant eux aussi réalisés par Sam Raimi. Ce dernier a vraiment maîtrisé son sujet de bout en bout. Pour ce premier opus, lui et son scénariste David Koepp ont la bonne idée de couper le film en deux parties, la première montrant comment Peter Parker acquiert et découvre ses superpouvoirs, la deuxième où il affronte le Bouffon Vert. Le film prend donc son temps avant de passer aux choses « sérieuses ». En effet, il faut attendre plus d’une heure avant que Spider-Man rencontre enfin le Bouffon. Sur deux heures de film, ça fait beaucoup ! Cependant, ce n’est pas pour autant que la première partie est ennuyeuse, bien au contraire. Sam Raimi en profite pour présenter et approfondir les personnages sans se presser, pour que le spectateur ait le temps d’apprendre à les connaître et à les apprécier. Cela le rendra plus impliqué dans les scènes d’action dangereuses. La présentation de ces personnages passera notamment par l’humour. On découvre ainsi les nouveaux pouvoirs de Peter en même temps que lui, et cela donne lieu à des scènes comiques très réussies.

Une fois la première partie terminée, un ton un peu plus sombre s’installe dans le récit. L’humour laisse désormais place à une certaine violence. Cette violence, mesurée bien sûr, car le film doit rester grand public – il sera déconseillé aux moins de dix ans à sa sortie – s’est perdue de nos jours dans certains blockbusters où le plus souvent pas une goutte de sang n’est versée. Sauf qu’ici, Sam Raimi va en faire baver à son super-héros. En témoigne la scène de combat final entre le Bouffon et Spider-Man dans laquelle l’homme-araignée s’en prend plein la figure. Son costume est déchiré de partout, il saigne, il souffre et ça se voit. On ressent les coups que se portent les personnages et c’est en partie ce qui fait la qualité des scènes d’action de ce film, hormis les effets spéciaux vieillissants – les fonds verts sont flagrants –. Ces derniers étaient de très bonne facture pour l’époque et s’avèrent toujours fort acceptables aujourd’hui encore.

Néanmoins, Spider-Man ne se limite pas à un film avec de l’humour au début et des scènes d’actions puissantes vers la fin. Sam Raimi donne à son long-métrage un vrai fond qui, une fois encore, s’est perdu dans de nombreux blockbusters actuels. Il y aborde le thème du passage à l’âge adulte via la prise de responsabilités. Ce thème sera présent tout au long du récit et est symbolisé par une réplique devenue aujourd’hui culte et que toute une génération connait par cœur : « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » La transformation en Spider-Man donne à Peter des responsabilités qu’il n’avait encore jamais eues. Il comprend que ses nouveaux pouvoirs peuvent aussi bien tuer que protéger et décide en ce sens de devenir l’ange gardien de la ville, un peu comme un père devient le protecteur de ses enfants. Ces nouvelles responsabilités font désormais de lui un adulte, mais cela a un coût : il est forcé de renoncer à ses rêves d’enfants, et donc à Mary-Jane, ce qui se traduit par cette scène finale émouvante où il la repousse.

Spider-Man est une grande réussite qui marqua le début du 21e siècle et qui amorça déjà l’ère des super-héros au cinéma, dans laquelle le tisseur de toiles aura une grande importance. Avec ce film, Sam Raimi prouvait qu’on pouvait faire des blockbusters qui ne se contentaient pas de divertir, mais qui savait aussi offrir à son auditoire plusieurs degrés de lecture.

 

Sites internet

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SensCritique

 

Bande-annonce du film

 

Notes
Notes du rédacteur
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Scénario
9.0
5.8
Réalisation
9.0
7.7
Interprétation
9.0
7.2
9.0
Notes du rédacteur
6.9
Notes des fictionautes
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