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Mad Movies – Hors-Série

par Frank Brénugat11 novembre 2015
Informations

 

Ligne éditoriale

Consacré au cinéma fantastique, Mad Movies est un magazine de cinéma français créé en 1972 par Jean-Pierre Putters et qui aborde les thématiques propres au genre. Fantastique, science-fiction, fantasy, horreur et gore sont ainsi les heureux convives de cette mémorable institution. Lancée comme fanzine en 1972, elle se professionnalise avec son introduction bimestrielle en kiosques dès 1982. Il faut attendre 2001 pour la voir bénéficier d’une publication mensuelle. À partir d’octobre 2002, deux formules sont proposées aux lecteurs : le magazine seul et un pack combinant ledit magazine et un DVD sélectionné par la rédaction, lequel s’avère souvent inédit sur le marché filmique francophone. Première revue française spécialisée sur le cinéma de genre, elle affiche une ligne éditoriale indépendante doublée d’une tonalité fort décontractée, démarche plus qu’appréciable par ces temps d’orthodoxie intellectuelle et commerciale. Elle se débarrasse ainsi d’une certaine tentation qui la ferait arpenter les versants complaisants d’une critique édifiante et consensuelle de nos formats chéris. Modernité oblige, Mad Movies lance en 2014 une version interactive fort réussie du site éponyme pour ordinateurs, tablettes et autres smartphones. On notera que le forum dudit site est le deuxième forum francophone de cinéma le plus actif (derrière celui d’Allociné) et s’avère un lieu incontournable pour les aficionados du cinéma de genre. Décidément fort entreprenant ces dernières années, Mad Movies est depuis 2011 le partenaire de référence du festival Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF). Concernant les numéros Hors-Séries (au nombre de 25 à mi 2015), ces derniers ont le mérite d’aborder des thèmes fort divers, mêlant séries télé, cinéma de genre italien, jeux vidéo, slashers sans omettre quelques monographies de réalisateurs. La récente révision de la formule donne à voir aux lecteurs un numéro fort séduisant, tant sur le plan éditorial qu’esthétique. Concernant le premier, les rédacteurs réussissent ainsi cette performance quasi antinomique de proposer un objet à la fois intellectuellement avisé tout en sauvegardant un ton décalé et guilleret. La passion est de rigueur et cela s’en ressent à la lecture. On cultive ici un amateurisme des plus éclairés, au sens premier et noble du terme (amator : celui qui aime, cultive et recherche). Concernant le second, la maquette offre un ratio idéal entre texte et iconographie. Lisibilité parfaite, mise en pages épurée, visuel de couverture au graphisme somptueux sont ainsi de rigueur. De superbes illustrations double page achèvent de faire de Mad Movies un objet des plus désirables et des plus recommandables. Certainement ce qui se fait de mieux. Tout simplement incontournable.

 

Sites internet

Sites Mad Movies
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Hors-Séries

Guillermo del Toro

Guillermo del Toro : L’interview monstre : « Avant de vous laisser parcourir cette interview-monstre, probablement la plus longue et la plus intime que Guillermo del Toro ait jamais donnée, peut-être devrions-nous vous donner son contexte. » Propos recueillis et traduits par Alexandre Poncet.

Les films : Cronos – Mimic – L’Échine du Diable – Blade II – Hellboy I et II – Le Labyrinthe de Pan – Pacific Rim – Crimson Peak : Textes signés Prof. Thibaut, Cédric Delelée, Laurent Duroche et Alexandre Poncet.

Portfolio : « Obsessionnel, maniaque et fétichiste, Guillermo del Toro a mis dans Crimson Peak à peu près tout ce qui fait vibrer son cœur de geek. À travers ce portfolio exclusif, visitez les arcanes d’un univers au gothisme flamboyant. »

Guillermo del Toro producteur : Un homme des visions : « Boulimique, Guillermo del Toro ne se satisfait pas de ses seuls films et aide ceux des autres à voir le jour, avec le même soin qu’il apporte à ses propres créations… » Texte signé Marc Toullec.

La musique du diable : « Guillermo del Toro aime fourrer son nez partout, y compris dans les participations de ses compositeurs. De Marco Beltrami à Fernando Velazquez en passant par le meilleur (Danny Elfman), le moyen (Javier Navarrete) et le pire (Ramin Djawadi), le cinéaste a construit un univers musical singulier qui méritait bien qu’on s’y attarde ! » Texte signé Cédric Delelée.

La Saga Terminator

1984 : Terminator – Cette machine dans ma tête : « Comment, partie d’une frustration, puis d’un rêve fiévreux, une idée se transforme en film. Un petit film que rien de prédestinait à pareil destin, sinon l’acharnement d’un jeune réalisateur dans lequel pas grand monde ne croyait… » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

1991 : Terminator 2 Le Jugement dernier – Le choc des titans : « Quand il entreprend la suite de l’un de ses films, James Cameron n’est pas homme à se faciliter la vie, à refaire ce qu’il a déjà fait. Au contraire, il place la barre haut, si haut même qu’il met en danger un Terminator 2 qui, de la conception à la sortie, dispose d’à peine un an, un état d’urgence au final très payant. » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

2003 : Terminator 3 Le Soulèvement des machines – Girl (Super) Power : « Séparé de James Cameron, un Terminator qui entend pourtant rester dans le droit chemin des deux précédents. Doté d’un budget faramineux et porté par un Arnold Schwarzenegger sur le point d’être élu « Governator », il se donne les moyens de ses ambitions… » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

2008/2009 : Terminator Les Chroniques de Sarah Connor – Série limitée : « L’initiative semblait osée, kamikaze, mais pourtant, les Terminator des James Cameron se prêtaient bien à l’exercice de la série TV. Sous réserve que le maître d’œuvre ait la foi, la rage de sortir des sentiers battus et d’affirmer des personnages pas forcément nés pour plaire à tout le monde, ce qui est le cas… » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

2009 : Terminator Renaissance – Retour vers le futur : « Le quatrième Terminator cinéma, celui qui prend le risque de bousculer les règles établies par James Cameron, d’aller voir dans le futur ce qui s’y passera. Une ambitieuse entreprise pilotée par un réalisateur coincé entre une multitude de scénaristes, une star ombrageuse et les nécessités de l’exercice… » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

2015 : Terminator Genisys – Papy fait de la résistance : « Un cinquième Terminator cinéma qui marque la volonté de ses producteurs de remettre la franchise sur les rails. Ce qu’ils font avec la bénédiction inespérée de James Cameron et la complicité d’un Arnold Schwarzenegger dont les scénaristes et le réalisateur utilisent astucieusement l’âge… » Texte signé Marc Toullec et révisé par Rodolphe Casso.

Mad Max et le cinéma post-apocalyptique

Mad Movies –  Hors-Série Numéro 25 / Juin 2015

Le début de la fin : Mad Movies revient sur la généalogie du genre, du début du cinéma muet jusqu’au milieu des années de guerre froide avec l’incomparable Planète des singes de Franklin J. Schaffner (1968). Hiroshima, Nagasaki et guerre froide offrent ainsi un contexte scientifico-politique à partir duquel évoluent les productions filmiques.

L’obsession du chaos : Les années 70 offrent une décade prodigieuse, marquée cette fois-ci par la guerre du Vietnam et les revendications sociales outre-Atlantique. The Noah, Zardoz ou encore L’Âge de cristal entrent ainsi au panthéon du genre. Sans omettre Apocalypse 2024 dont s’est inspiré George Miller. C’est aussi la décade qui voit naître le premier volet de la cultissime trilogie Mad Max du même bien nommé Miller.

Pillage, recyclage, marchandage : Le post-apo italien épuise le filon ad nauseam, offrant à son public plus de nanars que de films dignes d’intérêt. On retiendra notamment et pour le meilleur 2019 après la chute de New York de Sergio Martino. Retour également sur une production philippine qui concurrence frontalement et joyeusement celle de nos voisins transalpins. Retour enfin sur une production hexagonale qui ne saurait démériter comme en témoignent le Malevil de Robert Merle ou encore Le Dernier combat de Luc Besson.

L’axe des titans : Meurtri par les deux attaques nucléaires de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le Japon ne cesse de revisiter son trauma au travers d’une production d’une richesse inégalable. Virus, crises naturelles, bombes et feux nucléaires de toutes sortes sont ainsi les marqueurs d’une nouvelle apocalypse. Conférer en ce sens la pléthore de Godzilla et le classique Akira de Katsuhiro Ôtomo. De son côté, le cinéma yankee continue son œuvre de fin du monde au travers de titres comme Cherry 2000, Los Angeles 2013 ou encore le mal aimé Waterworld de Kevin Reynolds.

Post-traumatismes : Changement de millénaire oblige, la peur ne manque pas d’envahir nos foyers. Si l’humanité semble avoir échappé aux nombreuses apocalypses proférées par moult textes religieux et autres illuminés, les peurs et les crises de ce nouveau millénaire n’en sont pas moins toujours aussi prégnantes et offrent en ce sens une montée en puissance du genre. Signalons ainsi Snowpiercer : le Transperceneige, Hell, le jouissif Sunshine de Danny Boyle, Oblivion, Le Livre d’Eli ou encore La Route de John Hillcoat.

Turfu : Un superbe dossier qui se clôt par une virée du côté du post-apo vidéoludique, ô combien riche de titres et de scénarii. Marier les genres suppose une alchimie délicate, mais certains studios ont manifestement réussi une telle transmutation. Il est vrai que les prouesses technologiques des consoles next-gen permettent à ces derniers toutes les fantaisies possibles. Conférer Wasteland 2, Fallout 3, S.T.A.L.K.E.R., Metro 2033 ou encore The Last of Us pour s’en convaincre, en attendant la sortie de Mad Max.

 

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Frank Brénugat
Diplômé d’un Master en philosophie, Frank Brénugat a été enseignant en Formation Humaine et Sociale dans les écoles ENSETA Bretagne (École Nationale Supérieure de Techniques Avancées) et ISEN Brest (Institut Supérieur de l’Électronique et du Numérique). Il enseigne actuellement la philosophie dans l’établissement brestois du groupe scolaire Javouhey. Ancien Directeur de la rédaction du magazineParallèles, il se passionne pour les contrées associées aux domaines de l’imaginaire et voue un amour sans bornes à l’égard des voyages.
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