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Les Inrocks – Hors-Séries

par Frank Brénugat12 juin 2015
Informations

 

Ligne éditoriale

Initialement consacré à la culture rock, Les Inrockuptibles – ou Inrocks pour les intimes – s’est peu à peu détourné de ses fondamentaux pour flirter vers une presse culturelle et généraliste. C’est en 1986, sous la houlette de Christian Fevret et Arnaud Deverre, que le trimestriel rock voit le jour. L’objectif déclaré est de faire découvrir au lectorat français certains artistes de la scène anglo-saxonne (David Bowie, Léonard Cohen), alors inconnus en nos contrées hexagonales, et ce, par l’intermédiaire d’entretiens et de photos en noir et blanc. Contenu et forme évoluent, se diversifiant rapidement vers le cinéma et la littérature, pour finir par s’ouvrir totalement vers les autres disciplines culturelles. Sans renier cette dimension artistique, le mensuel s’oriente in fine vers une critique de plus en plus sociétale et politique. « Réfractaire au sur-place, fidèle à son esprit d’insoumission, en quête de nouveauté et tourné vers l’avenir », tel est l’ADN des Inrocks selon la formule consacrée de son fondateur, Christian Fevret. Très orienté à gauche, le mensuel entend effectivement poursuivre une lutte sociétale en faveur d’une idéologie libertaire et – paradoxalement – très conservatrice. En effet, Les Inrocks apparaissent plus que jamais comme étant cet inventaire à la Prévert de la bien-pensance, ce sacro-saint gardien du temple du politiquement correct, lequel veille pieusement à la bonne moralité du troupeau germanopratin. Où l’art de pester benoîtement contre certains supposés conservatismes au nom d’une récitation catéchétique boboïsante à souhait, faussement transgressive mais authentiquement réac. À consommer avec modération donc… Mais fort heureusement, point de politicaillerie concernant les beaux hors-séries qui nous concernent ici. Formatés comme il se doit au diapason de la presse concurrente (100 pages, format 225 x 295 mm), les hors-séries que signe Les Inrocks offrent souvent une plume des plus acérées et talentueuses. Un réel plaisir de lecture, mis au service d’une mise en pages somme toute fort classique. L’iconographie est généreuse et se déploie dans un espace à la densité textuelle parfois éprouvante, colonage tripartite oblige. In fine, le magazine donne à voir une maquette sans fioriture aucune, privilégiant en ce sens une lisibilité éprouvée.

 

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Hors-Séries

Les super-héros • Dieux d’Hollywood

Les Inrocks Couverture Super-Héros

L’enfance d’un genre (1940 – 1978) : Retour sur les premiers pas de nos super-héros, du temps où ces derniers faisaient leurs premières apparitions dans l’arrière-cour hollywoodienne des séries B, avant de voir leurs premiers exploits se poursuivre sur les écrans cathodiques. Batman, Wonder Woman ou encore Hulk ont ainsi les honneurs de jouer les étoiles montantes d’une industrie hollywoodienne fragilisée par l’apparition du petit écran.

Le premier âge d’or (1978 – 1992) : Après vingt années de vaches maigres financières, l’arrivée de Superman (1978) marque la naissance du premier blockbuster de super-héros. Il signe par la même occasion le premier âge d’or des super-héros, lequel voit son achèvement s’opérer la décennie suivante avec les Batman de Tim Burton. DC Comics règne alors en maître.

La traversée du désert (1992 – 2000) : Joel Schumacher déçoit énormément avec Batman Forever (1995), et semble signer l’arrêt de mort de nos héros en lycra, malgré quelques titres isolés fort honorables, comme en témoignent The Mask (1994), The Shadow (1994), The Crow (1994) ou encore Blade (1998). C’est le petit écran qui prend avantageusement la relève avec les séries Batman : The Animated Series (1992 – 1995) et Lois & Clark : les nouvelles aventures de Superman (1993 – 1997).

La reconstruction (2000 – 2008) : Cette décennie voit la renaissance des super-héros très bien engagée, avec, côté Marvel, les X-Men (2000) et Spider-Man (2002), lesquels remportent un succès incontestable, offrant par la même occasion un véritable trésor de guerre à la franchise. Côté DC Comics, la trilogie Batman (2005, 2008 et 2012) de Christopher Nolan assoit définitivement le retour en grâce de nos héros.

La dictature (2008 – 2015) : La cash-machine hollywoodienne s’emballe et rien ne semble vouloir l’interrompre. Sequels, prequels, reboots et autres spin-offs sont de mise afin d’alimenter une industrie avide de success-stories. Agendas et stratégies sont ainsi orchestrés comme un plan de bataille, où il importe coûte que coûte d’asseoir sa suprématie sur l’adversaire déclaré. On n’ose regarder le calendrier des productions à venir… Un champ de bataille bien encombré qui promet d’incontournables victimes…

 

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Frank Brénugat
Diplômé d’un Master en philosophie, Frank Brénugat a été enseignant en Formation Humaine et Sociale dans les écoles ENSETA Bretagne (École Nationale Supérieure de Techniques Avancées) et ISEN Brest (Institut Supérieur de l’Électronique et du Numérique). Il enseigne actuellement la philosophie dans l’établissement brestois du groupe scolaire Javouhey. Ancien Directeur de la rédaction du magazineParallèles, il se passionne pour les contrées associées aux domaines de l’imaginaire et voue un amour sans bornes à l’égard des voyages.
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