Le Chat qui vient de l'espace, Norman Tokar
Previous
ALEATOIRE
La Géographie imaginaire de J.R.R. Tolkien
Next
Beaux Arts Magazine Hors-Séries

Beaux Arts magazine – Hors-Séries

par Frank Brénugat15 août 2015
Informations

 

Ligne éditoriale

Fondé en 1983, Beaux Arts magazine est un mensuel consacré aux arts plastiques sans considération de formes ou de périodes. Il est devenu l’un des leaders européens de la presse spécialisée dans le domaine avec des tirages flirtant autour des 50 000 exemplaires. En 2008, la revue crée une maison d’édition portant sur des ouvrages généralistes (mais toujours associés au registre) et, comme il se doit, richement illustrés. C’est également à cette même période que le magazine s’ouvre aux joies des hors-séries thématiques, consacrant généreusement ses parutions aux univers de la bande dessinée. Beaux Arts aime le 9e art comme le titre aime à le revendiquer, même s’il est pour alors difficile de sortir des sentiers plus que rebattus côté têtes d’affiche : Hergé, Pratt, Uderzo, Franquin, en attendant une prise de risque plus affichée. Mais ne boudons pas notre plaisir : les bougres de chez Beaux Arts magazine connaissent diablement bien leurs classiques. Les approches que ces derniers donnent à voir sont suffisamment diversifiées pour rendre hommage aux maitres du genre, lectures servies qui plus est par une iconographie exempte de tout reproche. Le ratio texte/illustrations est par ailleurs suffisamment équilibré pour donner autant à lire qu’à voir, aidé en cela par un format très généreux – 23 x 30 cm – et par une mise en pages très soignée. Un plaisir de lecture indéfectible à chaque numéro. Nous ne pouvons que déplorer en revanche le peu de titres directement associés à nos territoires pour alors, mais gageons que leur entrée en la matière avec le hors-série Blake et Mortimer de cet été 2015 soit un signe précurseur d’un avenir des plus radieux pour nos contrées. On a connu pire parrainage… Alors, mesdames et messieurs les rédacteurs et autres directeurs de publication, à vos claviers et à vos scans ! Concoctez-nous une belle progéniture de hors-séries sur la question ! Le mariage entre Arts et Imaginaire est consommé depuis l’aube des temps déjà…

 

Sites internet

Beaux Arts magazine
Facebook Beaux Arts magazine
Twitter Beaux Arts magazine

 

Les Numéros

Histoire, Mythes, Civilisations…
Blake et Mortimer face aux grands mystères de l’humanité

Le monde perdu des dinosaures : « Disparus il y a quelque 65 millions d’années, les dinosaures n’en finissent plus de nourrir la machine à fantasmes de la culture populaire. Par exemple, leur extinction ne fut sans doute pas si brutale qu’on peut le penser. En attendant, ils dominèrent la Terre pendant plus de 160 millions d’années, ne laissant que peu de place aux mammifères. Lecteur passionné du Monde perdu de Sir Arthur Conan Doyle, Edgar P. Jacobs ne pouvait manquer d’en faire des monstres terrifiants au sein de ses bandes dessinées. Il a même commencé comme ça, avec le Rayon U, un album qui préfigure les Aventures de Blake et Mortimer. Pour autant, ses créatures sont loin de refléter la vérité préhistorique… » Articles signés Daniel Couvreur, Anne Lefèvre-Balleydier et Rafael Pic.

La fabuleuse pyramide de Khéops : « Édifiée en Égypte il y a plus de 4 500 ans, la pyramide de Khéops recèle bien des mystères. Par exemple, on n’a toujours pas compris comment elle fut construite. Edgar P. Jacobs, un passionné d’égyptologie et d’archéologie, en a fait le décor de son fameux diptyque : le Mystère de la Grande Pyramide. Ses sources sont nombreuses. Dans les années 1950, il a fait appel à d’éminents spécialistes pour éclairer sa lanterne. Mais c’était pour mieux les détourner. Fidèle à son fameux principe de « rendre l’absolument invraisemblable en lui donnant la vie », le père de Blake et Mortimer a en fait tout mélangé. Événements, dates, personnages… Sa fiction n’en est que meilleure. Explications » Articles signés Daniel Couvreur, Claude Pommereau et Vincent Bernière.

L’énigme de Judas l’Iscariote : « Qui était vraiment Judas et quelle est sa véritable histoire ? Depuis des lustres, les apôtres, les savants et les écrivains s’écharpent à son sujet. Certains affirment qu’il se serait suicidé, d’autres qu’il aurait fui les persécutions en Grèce. Dans l’Évangile selon Matthieu, il est écrit que Judas aurait reçu pour sa traîtrise trente pièces d’argent. Une somme que, pris de remords, il redonna ensuite aux prêtres juifs. Dans l’imagination de Jean Van Hamme, l’un des scénaristes de Blake et Mortimer, l’un de ces deniers, porteur d’une malédiction, ressurgit au XXe siècle, tandis que la tombe de Judas est redécouverte. L’occasion de faire le point sur ce que l’on sait exactement du plus célèbre traître de l’histoire de l’humanité » Articles signés Vincent Bernière, Romain Brethes et Rafael Pic.

Dans les sous-sols de Paris : « Edgar P. Jacobs, le créateur de Blake et Mortimer, était fasciné par les sous-sols, les galeries souterraines et autres grottes. On les retrouve dans tout son œuvre, de la Marque jaune à l’Énigme de l’Atlantide. Un album, particulièrement, se déroule en grande partie sous la capitale : l’Affaire du collier. En effet, les sous-sols de Paris regorgent de lieux mystérieux, depuis les catacombes jusqu’aux cryptes en passant par les réserves d’eau. Olrik en fit l’une de ses bases de repli. Il arrive même que ces fragiles excavations s’effondrent, ce qui est l’une des clés de l’album… » Articles signés Daniel Couvreur, Florelle Guillaume et Dominique de La Tour.

Hypnose et manipulation mentale : « On sait qu’Edgar P. Jacobs fut tenté par le spiritisme. Rien d’étonnant à cela. Sous son règne, les Aventures de Blake et Mortimer semblent parfois s’immerger dans les limbes de l’esprit. « Par Horus, demeure ! », clame ainsi le cheikh Abdel Rasek à la face d’Olrik, le paralysant. Plus tard, dans la Marque jaune, la manipulation mentale est au cœur du scénario. Depuis le début du XXe siècle, et particulièrement au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les théories et fantasmes liés au moyen d’ondes invisibles sont légion. Question : tout cela est-il plausible ? » Articles signés Daniel Couvreur, Claude Pommereau et Dominique de La Tour.

Les soucoupes volantes : « Les objets volants non identifiés obsèdent tout particulièrement les hommes depuis les années 1950. Pile au moment où la série Blake et Mortimer fut créée. Mieux, Edgar P. Jacobs était un fidèle lecteur d’H G. Wells, dont il avait illustré la Guerre des mondes, paru en 1898, qui posait la question de l’envahissement de notre planète par des extraterrestres. Dans l’Énigme de l’Atlantide, Jacobs imagine qu’il existe des « intraterrestres ». Il n’avait peut-être pas tort, si l’on considère certaines découvertes parmi les plus récentes. Et aussi, le père de la série invente des vaisseaux qui seraient capables de sortir de l’eau plutôt que des cieux. Certains ufologues prédisent exactement la même chose. Et si Jacobs avait eu raison avant tout le monde ? » Articles signés Daniel Couvreur, Raphaël Turcat, Rafael Pic et Dominique de La Tour.

Antarctique : l’enfer blanc : « L’Antarctique est un continent passionnant. Recouvert dans sa quasi-totalité d’une épaisse couche de glace, il n’a pas de population permanente. La température moyenne y est de – 57 ° C. Autant dire qu’il y faut frisquet. Depuis les premières explorations, au milieu du XIXe siècle, jusqu’à l’installation des bases scientifiques internationales dans les années 1950, le sixième continent est une terre d’aventures humaines et scientifiques fascinante. Dans les Sarcophages du 6e continent, Yves Sente et André Juillard ont décidé d’en faire le décor des Aventures de Blake et Mortimer. L’occasion de décrire les conditions de vie infernale subies par nos héros en Antarctique. Et de vérifier si les différentes options choisies par nos auteurs sont réalistes. » Articles signés Vincent Bernière, Anne Fefèvre-Balleydier et Dominique de La Tour.

La machine à remonter le temps : « La machine à remonter le temps est un mythe de la culture contemporaine, popularisé par de H.G. Wells avec The Time Machine, paru en 1895. Dans sa théorie sur la relativité, Albert Einstein n’était pas loin d’en illustrer certaines hypothèses. Une fois de lus, Jacobs se passionna pour ce mystère aux sources scénaristiques inépuisables. Il envoya donc Mortimer successivement dans la préhistoire, puis dans le futur. L’univers décrit confirme que, dans les années 1950, les hommes avaient grande confiance dans la science, sinon dans la politique. Depuis, les prospectives ont bien changé. L’avenir est à la biologie et aux nanotechnologies. Ça, les auteurs de Blake et Mortimer n’y ont pas pensé. Pas encore. » Articles signés Daniel Couvreur, Romain Brethes et Vincent Bernière.

 

Votre avis sur la critique
Énooorme !
0%
Bonnard
0%
Gentillet
0%
Fadasse
0%
Affligeant !
0%
ARZUR FREELANCE
Frank Brénugat
Diplômé d’un Master en philosophie, Frank Brénugat a été enseignant en Formation Humaine et Sociale dans les écoles ENSETA Bretagne (École Nationale Supérieure de Techniques Avancées) et ISEN Brest (Institut Supérieur de l’Électronique et du Numérique). Il enseigne actuellement la philosophie dans l’établissement brestois du groupe scolaire Javouhey. Ancien Directeur de la rédaction du magazineParallèles, il se passionne pour les contrées associées aux domaines de l’imaginaire et voue un amour sans bornes à l’égard des voyages.
Commentaire(s)
Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

ARZUR création web et print www.philippearzur.fr